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le schmilblick | Enregistrez-vous pour poster |
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| Expéditeur | Conversation |
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| Pettoman | Envoyé sur : 29/11/2009 22:11 |
Un accro ![]() ![]() Inscrit le: 28/7/2005 De: du côté de Besançon (25) Envois: 259 |
Re: le schmilblick ha ok!!!!! la vue 3D est très explicite
en bleu foncé c'est l'air et eau qui permet à l'eau d'être dans la partie supérieur et en bleu ciel le passage de l'air dans la partie basse de la fusée. Il fallait y penseret dans ce cas au lieu de faire 3*2 passage pourquoi pas limiter en 2*2 voir 1*2 limitant ainsi les pertes de charges dans cet échangeur?
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| BdeGoMars | Envoyé sur : 30/11/2009 14:05 |
Un habitué ![]() ![]() Inscrit le: 29/6/2007 De: Envois: 54 |
Re: le schmilblick Cher Pettoman,
oui, en bleu foncé sont représentés les volumes occupés par l'eau (qui devra descendre du réservoir supérieur au logement de l'aqueduc puis à la tuyère). En bleu clair sont les volumes occupés par l'air qui doit passer du réservoir inférieur au logement pour l'aéroduc puis à la surface libre de l'eau dans le réservoir supérieur. ------------------------------------------------ Comme il y a une virole de mousse au milieu du schmilblic, il ne peut y avoir passage entre les rainures dévolues à l'eau et les rainures dévolues à l'air. ------------------------------------------------ Quant à opter pour un nombre de passages plus faible, c'est une idée intéressante. Mon dessin en montre 4*2 par raison de simplification, mais Nono en a réalisé 3*2. Mes propres fusées à Flux d'Air Inversé utilisaient 1*2 passages, ce qui, effectivement, doit minimiser les pertes de charges : ![]() Sur cette image, on remarque le joint torique d'étanchéité en noir. Le caoutchouc jaune (embouchure de ballon de baudruche) est un système assurant l'étanchéité entre la "techno-pipe (ensemble aéroduc + aqueduc) et la bouteille supérieure (et donc également la bouteille inférieure) (le filetage du goulot supérieur a été limé pour recevoir le caoutchouc jaune. Sur mes derniers modèles, ce caoutchouc jaune a été avantageusement remplacé par un "presse étoupe" à joint torique fabriqué à partir d'un bouchon défoncé au diamètre de l'aqueduc... On voit ci-dessous le système au banc d'essais : ![]() J'en profite pour dire que l'arête extrême de la tuyère devrait gagner à être très vive pour assurer la séparation franche de l'eau (ce qui n'est pas le cas ici)... Mais l'expérience de Nono sera très intéressante, quant à l'importance des pertes de charges de son schmilblic... Amicalement, Bernard de Go Mars ! |
| Nono78 | Envoyé sur : 30/11/2009 21:13 |
Un accro ![]() ![]() Inscrit le: 5/9/2005 De: 78 Envois: 460 |
Re: le schmilblick Le centre de gravité (sans le parachute) se situe précisément où pointe la flèche, à 600 mm en partant du bas et la fusée mesure 1150 mm de haut, il se situe donc sur l'avant de la fusée, de plus,vu les diamètres, la portance de la partie supérieur est moindre que celle de la partie inférieure, la fusée est donc stable. Qu'appelles-tu le test éolien ? Pour chaque fluide, la section totale des trois rainures est supérieure à celle du tube qu'elles alimentent, les tubes ont un diamètre intérieur de 5 mm pour l'air et 10 mm pour l'eau, le double donc, mais en fait, une section quadruple... Amicalement
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| BdeGoMars | Envoyé sur : 1/12/2009 10:47 |
Un habitué ![]() ![]() Inscrit le: 29/6/2007 De: Envois: 54 |
Re: le schmilblick Cher Nono,
merci pour ces renseignements. Finalement, le Centre des Masses de ta création se situe au milieu de celle-ci. Mon idée est que ce centrage est tout à fait propice à un retour à plat, au cas où le parachute ferait des difficultés. Mais, et c'est embêtant, cela ne fait pas le compte, pour ce qui est de la stabilité aérodynamique aux petits angles d'incidences. Tu nous dis avoir effectué le test de la ficelle (consistant à faire tourner la fusée autour de soi au bout d'un mètre de ficelle attaché au CdM de l'engin) et tu nous assures que ce test est positif. Or, à mon sens, ce n'est pas possible : il y a quelque chose qui cloche dans tout ça. Ton centre de Portance doit être beaucoup plus haut (un peu plus bas que le raccordement de l'ogive sur la première partie cylindrique). Ta fusée doit donc être instable (dans cette configuration sans empennage). Évidemment, je me fais ici l'interprète des règles classiques de l'aérodynamique des fusées (méthode des Barrowman complétée par une prise en compte de la portance linéaire du fuselage). Si mon pronostic s'avère faux, c'est que tu as mis le doigt sur un phénomène original, ce qui reste possible ! À titre d'exemple, Dadu a réussi avec sa N1 (une fusée à Flux d'Air Inversé également) un vol stable en phase propulsive (avec instabilité ensuite). Mais sa fusée possède une forme globalement conique favorable à la stabilité ! Ce n'est pas ton cas car ta création possède un fuselage globalement cylindrique... Il y a donc là anguille sous roche... ------------------------------------------------------------------ Tu me demandes ce qu'est le test éolien. Le test éolien consiste en une confrontation d'un mobile avec le vent. Dans cette confrontation, le mobile est suspendu à l'horizontale à l'aide d'un fil. Si ce mobile est stable, il se mettra forcément en position "face à la route" (l'ogive face au vent, donc). La méthode pour effectuer ce test éolien (qui n'est rien d'autre que le "test de la ficelle", mais avec la fusée arrêtée devant nos yeux) est donc celle-ci : -->Attendre qu'un vent suffisant se lève. -->Se placer dans un endroit dégagé. -->Suspendre la fusée par un fil de 30cm de long (à l'aide d'un nœud coulant, dans le cas d'une fusée lourde, comme la tienne; personnellement, pour des fusées plus petite j'attache le fil sur la fusée à l'aide d'un bracelet élastique ). -->attacher un fil de laine ou un lien de sac-poubelle à mi hauteur du fil de suspension. -->Tendre le bras en travers du vent (comme sur l'image ci-dessous) et observer le comportement de la fusée : ![]() Si la fusée, malgré les variations de direction du vent (légères, dans un endroit dégagé), fait face au vent, c'est qu'elle est stable. Voilà pour le test éolien de base, que j'appelle "au centrage naturel des masses". Maintenant, pour progresser en aérodynamique des fusées et avoir (enfin !) accès au Centre de Portance de ses créations, on peut effectuer le test suivant (je pars du cas où la fusée est stable "à son centrage naturel des masses", ce qui est souvent le cas) : -->Ajouter de la masse à la tuyère (un bout de bois, comme sur la photo, ou un caillou ou du sable dans la jupe, ou un techno-contrepoids réglable comme j'en utilise lors de mes tests en soufflerie (ici pour les mesures de portance des empennages multitubulaire de Papyjo): ![]() (ce lest comporte deux masses qu'on peut déplacer en longueur : un tube fileté de 10x1 et un tige filetée de 6). Comme on a ajouté de la masse à l'arrière de la fusée, il faut reculer le fil (qui, dans ce test, sert de pivot) vers l'arrière afin de ramener la fusée à l'horizontale : le fil se rapproche donc un peu du Centre de Portance. -->observer le comportement de la fusée : celle-ci fait-elle encore face au vent (souvent, par rapport au premier test, elle se montrera plus "molle"). Si oui, c'est que le Centre de Portance est encore plus en arrière. -->ajouter encore de la masse à l'arrière (ou enlever de la masse à l'avant, cela revient au même), reculer le fil et procéder à un nouveau test. Et ceci jusqu'à ce que la fusée se montre "neutre" puis qu'elle manifeste son instabilité en tendant à se placer en travers du vent... Papyjo, me semble-t-il a utilisé cette méthode et a ainsi eu accès à la Marge Statique de certaines de ses fusées... Ces tests ne donnent pas forcément les résultats auxquels on s'attend. Par exemple (image ci-dessous) ils incitent à penser que la marge statique des avions de chasse (en lacet) est très faible (dans les modèles plus récents, elle est même négative) : ![]() et que celle des sous-marins (en lacet toujours) est également négative : ![]() Amicalement, Bernard de Go Mars ! |
| Nono78 | Envoyé sur : 13/12/2009 17:37 |
Un accro ![]() ![]() Inscrit le: 5/9/2005 De: 78 Envois: 460 |
Re: le schmilblick Comme Bernard l'avait prédit, une fois vidée de son eau, la fusée s'est mise à l'horizontal et est retombée presque à plat avant que le parachute ne s'ouvre.... Il y a du dégât. Donc réparation et réalisation d'un empennage, la bonne nouvelle est que malgré tout le schmilblick fonctionne correctement.
Amicalement
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| BdeGoMars | Envoyé sur : 14/12/2009 21:51 |
Un habitué ![]() ![]() Inscrit le: 29/6/2007 De: Envois: 54 |
Re: le schmilblick Bravo, cher Nono, d'avoir continué le boulot !
Ce n'est donc pas aujourd'hui que les équations utilisées par toutes les industries ( et amateurie !) de la planète seront mises en difficulté. C'est une chose qui est satisfaisante en elle-même, me semble-t-il, et qui le sera également pour toi lorsque tu auras compris les erreurs que tu as pu commettre (je le dis sans malice parce que je passe moi-même mon temps à me tromper). À mon sens, l'erreur la plus curieuse est celle que tu as commise en effectuant le test de la ficelle (en faisant tourner la fusée autour de toi). Ce test n'est pas très précis, mais pour une fusée comme la tienne il aurait dû te conduire à une autre conclusion que celle que tu as émise, à savoir que ta fusée était stable à son CdM à sec. Il y a là anguille sous roche et il faut que tu comprennes ce qui s'est passé... À par ça, je suis très content que le schmilblic se soit bien comporté et que les dommages ne soient pas trop importants... En soi, c'est une très belle performance... Équipe-donc ton très bel et très intéressant engin d'un empennage minimum, dont tu pourras déterminer la taille par rognage successif. À cet effet, je te propose : -->de doter ta fusée d'un petit empennage -->de lester l'arrière de cette fusée pour reculer le CdM de un diamètre par rapport au CdM à sec. Ensuite tu vas placer le bracelet élastique de la ficelle-pivot à ce CdM reculé et vérifier, dans la bise glaciale, que l'effet girouette se produit correctement. Si c'est le cas, tu vas alors ogner un peu les ailerons et effectuer à nouveau le test éolien. Et ainsi de suite jusqu'au moment où l'engin se montrera très mou... Là tu pourras dire que la ficelle-pivot est non loin du Centre de Portance et donc que celui-ci est à à peu près un diamètre du CdM à sec (CdM le plus craignos, dans ce cas de fusée à Flux d'Air Inversé)... Un diamètre de marge statique, c'est même beaucoup et je crois qu'on peut descendre à 0,5 ou 0,6 D... Voilà. C'est rasoir à lire mais la démarche te paraîtra machinale dès que tu l'auras pratiquée une fois... Merci encore pour les progrès que tu nous fais faire par procuration, amicalement, Bernard de Go Mars ! |
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